Situé au sud-ouest du département, la Cité Patrimoine de Gray est traversé par la Saône. C'est le point d'échange entre Dole, Langres, Dijon, Vesoul et Besançon.
Histoire
Sans doute occupé dès la préhistoire par des troupes nomades, Gray a longtemps été une des villes les plus importantes de la Haute-Saône.
Sa vocation commerciale s'est affirmée dès le XIIIème siècle, et Gray est vite devenue le deuxième port de l'Est après Strasbourg.
Louis XIV en personne vint investir la ville en 1668, après une période de siège durant laquelle Gray refusa d'ouvrir ses portes aux armées du roi.
Patrimoine et culture
Le patrimoine architectural de Gray est très riche. On peut citer notamment :
- la tour du Parvis, dernier vestige du château fort de Gray datant du XIIIème siècle.
- la tour Saint-Pierre-Fourier qui date du XVIème siècle.
- la basilique, construite entre 1481 et 1530 dans un style gothique.
- l'Hôtel de ville, un remarquable édifice bâti en 1568 et classé aux monuments historiques. De style Renaissance, il est long d'environ quarante mètres. Ce bâtiment abrite la bibliothèque municipale riche de trente-six milles volumes dont des manuscrits des XIIème, XVème et XVIème siècles, des registres des comptes des impératrices Joséphine et Marie-Louise, des chartres, etc.
- l'hôtel de Conflans, une maison militaire du XVIème siècle qui présente une jolie tourelle Renaissance de forme hexagonale.
- la chapelle des Carmélites, construite à partir de 1660.
- l'hôtel-Dieu, un ancien hôpital dont le permis de construire fut signé par Louis XIV en 1715.
- le château du comte de Provence, aménagé en 1783 et qui abritte le musée Baron-Martin.
- le théâtre, actuellement en rénovation, date des années 1840. Il abrite une salle de spectacle à l'italienne.
Le patrimoine culturel n'est pas en reste. On pourra ainsi visiter :
- le musée d'Art et d'Archéologie Baron-Martin qui présente six siècles d'art européen des primitifs aux contemporains : peintures, sculptures, dessins, cotoient vaisselle, porcelaines, mobiliers... Ces collections sont réparties dans vingt-quatre salons du XVIIIème siècle et dans des caveaux médiévaux.
- le musée Esperanto, créé en 1976, qui propose une vaste exposition de documents relatifs à la langue universelle.
- le musée d'Histoire naturelle qui présente une exposition thématique temporaire par an.
Tourisme
La Saône et ses 1800 mètres de quai attirent à la fois les pêcheurs et les touristes friands de croisières. Un bassin de natation a également été aménagé, avec une plage herbeuse et des jeux pour les enfants.
Les vacanciers pourront être accueillis dans un camping 3 étoiles proposant un bassin nautique, un mini-golf et des équipements pour enfants.
Les vacanciers ne sont pas oubliés, puisqu'ils ont la possibilité de pratiquer du karting, de l'équitation et du canöe-kayak.
Informations diverses
Marché : les mardi et vendredi
Marché alimentaire : chaque samedi matin - (produits frais, produits du terroir) entrée gratuite.
Foire : le 2ème mercredi du mois
Fête patronale : le 15 Août
La Haute-Saône:
C’est tout d’abord de grands espaces verts : des forêts aux essences variées au nord-est, des plaines à pertes de vues au sud-ouest, la nature a su s’imposer et se faire respecter. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le département est surnommé « L’île verte ».
C’est aussi un département à découvrir au fil de l’eau : 2100 kilomètres de rivières, lacs et étangs feront la joie des pêcheurs mais aussi des touristes, grâce aux croisières sur la Saône. Sans oublier les sportifs, qui pourront s’initier au canoë-kayak à Villersexel. L’eau soigne également, à la cité thermale de Luxeuil-les-Bains.
C’est également un patrimoine riche et diversifié, témoin de l’Histoire du département, avec ses innombrables lavoirs et fontaines, châteaux et églises.
La Haute-Saône enfin c’est la tradition et l’authenticité : l’industrialisation croissante n’empêche pas la survie de nombreux artisanats locaux. L’agriculture y est également importante : le surnom de « Haute-Patate » s’explique par les importantes récoltes de pommes de terre! Les foires agricoles, les légendes, les croyances populaires contribuent à la qualité de vie de ce département tourné vers le futur, sans renier son passé.
La faune et la flore en Haute-Saône:
La Haute-Saône a un relief très varié, propice à une végétation riche et diversifiée.
Pour ses mêmes raisons, elle attire une faune abondante, parmi laquelle se comptent quelques espèces rares qui se laissent parfois observer, à condition de faire preuve de patience…
Prairies, forêts, champs, rivières, étangs, tourbières ...
Chevaux, vaches, serpents, chevreuils, oiseaux, plantes carnivores...
En Haute-Saône, vous trouverez forcément un paysage, une plante, un animal à votre goût.
Les prairies
Les champs de maïs remplacent peu à peu les prairies. Pourtant celles-ci hébergent des oiseaux qui se raréfient. Les soirs d’été, vous entendrez peut-être le chant rythmé du râle des genêts. Et au printemps, si vous avez de la chance, vous pourrez assister à l’installation du courlis cendré : la Haute-Saône en possède une vingtaine de couples.
C’est également dans les prairies que nichent les busards. Chez ces rapaces, les mâles sont blancs, et les femelles brunes.
Les pelouses et les landes
Ces terres au sol trop mince sont aujourd’hui plus ou moins à l’abandon. L’herbe y domine, souvent accompagnée de tout un cortège d’orchidées aux fleurs étonnantes, comme ces ophrys qui miment des insectes. Quelques pelouses sèches de la région de Champlitte offrent au printemps la merveilleuse floraison violette des anémones pulsatiles.
Ces pelouses sont peu à peu envahies par des buissons où l’on pourra entendre le chant de l’alouette lulu, surprendre la fuite du lézard vert, ou encore observer les mantes religieuses, ces insectes aux femelles cannibales.
Les forêts
Le nord-est du département est dominé par les chênes sessiles et les charmes, accompagnés de quelques hêtres et érables. Au printemps, les sous-bois de ces forêts sont colorés par la renoncule à tête d’or, les nivéoles (cousine des perce-neiges), les scilles (famille de la jacinthe) et les jonquilles.
Dans les plaines, les massifs forestiers accueillent encore de nombreux chevreuils et quelques sangliers. Le cerf quant à lui n’occupe plus que quelques massifs au nord de Saint-Loup. Dans les plus hauts massifs de la Haute-Saône (à proximité du ballon de Servance), la végétation se fait montagnarde : les clairières voient fleurir les digitales pourpres, les lauriers de Saint-Antoine et le chèvrefeuille des bois. C’est dans ces forêts que se rencontrent le cassenoix moucheté et le bec croisé ainsi que, rarement, la gelinotte et le grand coq de bruyère, deux oiseaux dont l’existence s’amenuise dans le département. Récemment, des chamois venus des Vosges sont également apparus dans ces forêts.
Les marais et les tourbières, les étangs et les rivières
Quelques marais subsistent en Haute-Saône, dans la région de Saulnot , ainsi qu’à Vy-le-Ferroux. Ils hébergent une faune particulière, comme les fauvettes aquatiques au chant puissant. On peut aussi y entendre le cri étrange du râle d’eau.
Quant aux nombreux étangs des Vosges Saônoises (région des Milles Etangs), ils s’ornent de la floraison des lis d’eau, ou nymphéas. Plus bas, ce sont les nénuphars jaunes qui règnent sur ces eaux calmes. Des oiseaux s’y installent l’été : canards, sarcelles, grèbes… En hiver, des migrateurs nordiques tels que le cygne chanteur ou les garrots y font parfois halte. La plupart de ces étangs sont utilisés comme pisciculture ; on y élève majoritairement des carpes.
Les torrents abritent eux aussi des poissons, et notamment des truites. La Saône, au sud du département, est quant à elle le domaine des brochets, des carpes, des brèmes et des poissons blancs. Les hérons et les martins-pêcheurs en sont friands.
Dans les Vosges saônoises, il existe encore quelques tourbières, marais très particuliers dans lesquels se développent des sphaignes, sortes de mousses dont les tissus peuvent se gorger d’eau de pluie. Ce sont les parties mortes de ces sphaignes qui forment la tourbe, autrefois utilisée comme combustible.
Ces tourbières hébergent une flore parfois étrange : des plantes insectivores comme les droseras, ou de curieux arbrisseaux nains comme les andromèdes ou les canneberges. La faune y est tout aussi intéressante, avec notamment le lézard vivipare et, plus rarement, la vipère péliade, son prédateur.
Les paysages agricoles
La vallée de la Saône compte de nombreuses exploitations, basées essentiellement sur les productions végétales : céréales, maïs, colza et, plus récemment, tournesol et soja. Au printemps, ces champs forment un joli patchwork coloré, aux tons jaunes et verts.
Les agriculteurs de la région sous vosgienne (au nord-est du département) privilégient quant à eux l’élevage, à cause d’un sol pauvre peu propice aux cultures céréalières.