Vedène
En provençal, « Roumpo quieu » signifie « rompe-cul ». A Vedène, une rue porte ce nom. Le décor est planté dans ce village du Vaucluse situé à 10 kilomètres au nord-est d'Avignon. Les ruelles typiques y sont sombres et étroites, descendant à pic du château planté sur la colline. Le village du poète occitan Robert Allan, traversé par la rivière La Sorgue, trouve ses racines dans la plaine du Comtat Venaissin, surnommée « le jardin de la France », en raison de la richesse de ses terres agricoles.
Entre Avignon, Carpentras et le mont Ventoux, Vedène accueille les visiteurs amoureux des vieilles pierres, mais pas seulement. Dans le village, subsistent huit des douze fontaines publiques construites à partir de 1887 pour que les habitants puissent s'alimenter en eau potable, ainsi que l'ancien réservoir d'eau. Des escaliers de pierres montent vers le château, longés par les allées et les arbres du Jardin des hirondelles.
Sur la colline, ce qui n'était qu'une fortification de pierres et de bois destinée à protégée la population lors de l'invasion normande au 10e siècle, est devenu à partir du 14e le fief de la famille florentine Galliani, ensuite nommée Galéan, et dont les seigneurs régnèrent sur le duché de Cardagne, les seigneureries de Saint-Saturnin et Vedène jusqu'à la Révolution. Autres vestiges du passé, des restes de remparts construits pendant la Guerre de Provence, un mur percé dans une rue ou au pied de la Tour de l'Horloge. Cette dernière, bâtie au 18e avec son clocheton en fer forgé, est classée à l'inventaire des Monuments historiques.
Aujourd'hui, Vedène a su développer des activités variées pour les touristes en séjour dans la région. Le lavoir couvert municipal est devenu un lieu de rencontres et d'expositions autour de l'art et de la culture. Les vacanciers disposent en outre d'un golf 18 trous, d'un boulodrome, d'une piscine, de courts de tennis, et d'un parc de jeux couverts réservé au 0-12 ans, le Royal Kids. Les environs se découvrent à pied ou en vélo, mais aussi à cheval, jusqu'au lac Sainte-Montange ou la colline Sainte-Anne, où la mère de la Vierge Marie s'arrêta et demanda en souvenir l'édification d'une chapelle, ce qui fut fait en 1599.